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Le Congo dans la Première Guerre Mondiale », un livre congolais présenté à Paris.

Un ouvrage intitulé « Le Congo dans la Première Guerre Mondiale », écrit par un auteur congolais, Léon MBEMBA a été présenté à Paris devant les chefs d’Etat congolais, Denis SASSOU-NGUESSO et centrafricain, Faustin Archange TOUADERA ; Plusieurs personnalités diplomatiques ont aussi pris part à la conférence de présentation officielle de ce livre au prestigieux salon d’honneur des invalides

Le 12 novembre, au lendemain des commémorations du 100e anniversaire de l’Armistice de la Grande Guerre célébrées à Paris devant une assemblée de soixante-dix chefs d’Etat et de gouvernement de tous les continents, l’hôtel des Invalides a accueilli une conférence de présentation du livre « Le Congo dans la Première Guerre mondiale », en guise de rappel historique sur le rôle que joua le Congo dans les hostilités de la Guerre mondiale de 1914-1918.

Introduit par Rodolphe Adada, ambassadeur du Congo en France, ce rendez-vous avec l’Histoire, durant trois quarts d’heure, a été animé par quatre voix : Léon Bemba, auteur du livre paru aux éditions les Manguiers, support de la conférence ; Christian Eboulé, journaliste à TV5 Monde ; le lieutenant-colonel Christophe Bertrand, conservateur au Musée des Invalides de Saint-Chamas et Eric Deroo, cinéaste et historien, modérateur du débat.

Le sujet de la Première Guerre mondiale implique à la fois le vieux continent et l’Afrique. Sur le sol africain, se jouèrent des batailles décisives qui permirent à la France et à ses alliés d’imposer la paix à ceux qui s’efforçaient à la détruire. En tant qu’historien, Léon Bemba s’est lancé dans une besogne de reconstitution de la bataille du 22 août 1914, dans le village de Mbirou, près de Ouesso, au Congo. Cette bataille permit à la France de repousser les Allemands qui tentaient de s’emparer du Moyen-Congo dans le but de désenclaver le Cameroun.

Cet ouvrage a permis de réparer un oubli en mettant au grand jour un épisode jusqu’alors quasi méconnu de ce qui fut « une histoire commune », a estimé Léon Bemba. « Je m’interroge sur le manque de traces écrites dans les manuels de référence sur cette période », a relevé le professeur de l’Université Marien-Ngouabi. Pour Christian Eboulé, le manque d’extension de la cartographie connue à ce jour des hostilités de cette époque s’explique par deux raisons. « La première, le manque d’incitation dans les programmes universitaires », a-t-il dit, ajoutant : « Il semble aussi qu’il faille déplorer le désintéressement des Etats africains pour cette histoire ».

Le lieutenant-colonel Christophe Bertrand a admis volontiers que plusieurs aspects de la guerre de 1914-1918 sont encore méconnus du grand public. En tant que conservateur du Musée des Invalides, l’Afrique est omniprésente dans la mémoire commune. « Le Musée mènera en 2020 des travaux pour réparer cet oubli de la cartographie exacte de la guerre de 1914-1918 », a-t-il confié.

La guerre de 1914-1918 a encore des aspects qui méritent d’être connus. Par exemple, alors que les conflits cessent en Europe de l’ouest le 11 novembre 1918, la guerre se poursuit à l’est et au Proche-Orient jusqu’en 1923.

A l’unanimité de tous les conférenciers, il est apparu que la recherche de la visibilité ne doit pas ausculter les difficultés de l’époque de l’Afrique équatoriale française entre colonisé et colonisateur. Le livre, écrit par un historien congolais, constitue un regard posé sur ce phénomène complexe. Au quotidien, il s’agit de s’approprier cette histoire, « notre histoire commune née par des liens de sang », « de l’enseigner au Congo et en France », « un engagement pour aider nos générations futures », a conclu Léon Bemba. Deux livres ont été dédicacés aux chefs d’Etat.

Rodolphe Adada, clôturant la présentation-conférence, a rappelé que « la solidarité humaine implique que nous nous intéressions à la question de justice, de solidarité entre les hommes, d’égalité : la paix est toujours à construire ».

Un rappel sous les yeux et les oreilles bienveillants de personnalités parmi lesquelles les ministre Gakosso et Mondjo, l’ambassadeur Ossebi, l’ambassadeur d’Algérie Abdeldaker Mesdoua, les généraux français Christian Baptiste, Alexandre d’Andoque de Sériège et Philippe Delbos, Henri Lopes, les anciens ministres français Pierre-André Wiltzer, Charles Millon, Michel Roussin, Yamina Benguigui, Gervais Loembe…

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